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Un
circuit de chauffage ou d’eau glacée, lorsqu’il est
emboué génère des dépenses excédentaires directes
sur le plan énergétique et indirectes sur le plan
des corrosions qui occasionnent percements et obstructions.
Les
gènes occasionnées aux utilisateurs s’ajoutent à ces
désagréments. Il n’y a pas de magie en matière de
désembouage. Injecter une poudre de «perlimpinpin»,
installer un clarificateur ou un filtre sur un réseau
emboué n’ont jamais permis à eux seuls de décolmater
un réseau emboué et de lui rendre ses performances
initiales. Les boues ne se déposent pas là où l’hydraulicité
est bonne. Elles ont tendance à stagner dans les «bras
morts» en partie basse des éléments de chauffe et
bien sûr au niveau des surfaces d’échange se transformant
en des concrétions dures assimilables à du tartre.
C’est ainsi qu’une opération de désembouage ne peut
être efficace que si elle est menée sectoriellement
par colonnes, par portion de tuyauterie, voire par
élément de chauffe ( radiateurs, convecteurs, batteries
ou panneaux) qu’il faut parfois démonter.
Une
opération de désembouage débute par un diagnostique
préalable qui permet de connaître le type de boues
existantes et la densité de dilution à obtenir. Une
analyse et un examen organoleptique apportent certaines
indications. Un relevé précis de l’installation comportant
prise de débits et de températures permet de cerner
les problèmes, d’expliquer le phénomène et d’en enrayer
la cause. En effet, il est primordial d’éviter que
le problème qui est à l’origine de l’embouage ne se
reproduise après traitement ce qui est souvent le
cas après une opération «superficielle». |